Amanlis : une commune dynamique tournée vers l’avenir

Une histoire, un avenir : le slogan communal reflète la complémentarité entre le riche passé et la modernité d’Amanlis. Présentation, histoire et patrimoine de cette commune bretonne de plus de 1 700 habitants.


Rattachée à la Communauté de communes Au Pays de la Roche-aux-Fées, Amanlis se situe à 30 minutes au sud-est de Rennes, au centre d’un triangle formé par les communes de Janzé, Chateaugiron et Piré-sur-Seiche. D’une superficie de 2 525 hectares, elle s’étend dans le bassin de la Seiche, un affluent de la Vilaine. Vallonnée, Amanlis offre un cadre de vie verdoyant.
La commune bénéficie d’un tissu associatif dense et appuie son développement sur le dynamisme de ses habitants, de sa jeunesse, de ses commerces et de ses professionnels. Vitalité, convivialité et solidarité sont les maîtres-mots qui guident l’évolution de cette commune rurale qui a aujourd’hui une vocation périurbaine. Dans ce contexte, elle accompagne l’accueil et l’intégration des nouveaux arrivants.

Depuis plus de 30 ans, la commune investit dans le bâti commercial et pratique des loyers modérés auprès des artisans. Elle propose aujourd’hui de nombreux services à la personne et de proximité : boulangerie, pâtisserie, alimentation, tabac-presse, salon de coiffure, agence postale, bar-restaurant et cabinet paramédical (infirmière, masseur-kinésithérapeute). Amanlis est également dotée des infrastructures nécessaires pour répondre aux besoins de tous : mairie, médiathèque, agence postale, centre de loisirs, espace jeunes, équipements sportifs… Parmi ses autres atouts, Amanlis dispose d’une école sous contrat d’association avec l’État, d’un conseil municipal des jeunes, d’une desserte par le réseau lllenoo, de la fibre optique en cours de déploiement depuis 2018, etc.

 

AMANLIS EN CHIFFRES (2018)
1 726 habitants, soit 68/km²
Une surface de 25,25 km²
Un revenu fiscal de référence de 29 903€ (supérieur à la moyenne départementale : 26 380€)
Un parc immobilier de 38 logements
Une moyenne de 12 nouveaux logements construits chaque année

 

Cadastre napoléonien (1834). 1 : l’église ; 2 : le château actuel ; 3 : les douves de l’ancien château ; 4 : le presbytère ; 5 : le bourg.

Histoire

Sous l’Ancien Régime, la paroisse d’Amanlis dépendait du doyenné de Chateaugiron et était dirigée par une assemblée de notables renouvelée par cooptation. A l’époque, il n’y avait aucune élection dans la paroisse qui était gérée par « La Fabrique » : une émanation de l’assemblée de notables. Le Procureur de Fabrique était l’officier public. Cette personne chargée de veiller sur les intérêts de l’église et de la paroisse gérait les droits seigneuriaux. A la Révolution, les paroisses deviennent des communes avec un maire et un corps d’officiers municipaux. Par décret la Bretagne est divisée en 5 départements. Chaque département est lui-même divisé en districts comportant des cantons. L’Ille-et-Vilaine est divisée en 9 districts et 79 cantons. Janzé est le chef-lieu du cinquième canton du district de la Guerche. Ce canton comprend les communes de Janzé, d’Amanlis et de Brie. Amanlis n’a alors plus de rapport administratif avec Chateaugiron.

En 1837 la commune comporte 5 885 parcelles d’une contenance moyenne de 72 ares : « Toutes sont séparées par des haies, formées d’un fossé et d’un talus chargé d’arbres et de bois piquants. Pour desservir ces milliers de petits champs, il faut une multitude de chemins qui totalisent une superficie de 70 hectares.* » Jusqu’au milieu du 19e siècle et avec 127 hectares de culture de chanvre, Amanlis fut un haut lieu de la production de fils de lin et de chanvre pour la fabrication de toiles à voile (d’où le nom des rues actuelles : allée des Tanneurs, allée des Tisserands…). Cette activité artisanale ne put rivaliser avec les grandes manufactures. Le déclin s’accélère après 1860 : la mécanisation tue l’artisanat. Avec non seulement le morcellement des terres, le mauvais entretien des chemins, l’absence de capitaux, la position excentrée du bourg mais aussi son éloignement de toute voie importante de communication et son peu de rayonnement (absence de marchés ou de foires), Amanlis verra sa population baisser. La commune va rapidement se dépeupler dans la seconde moitié du 19e siècle puis se stabiliser dans les années 1990. Depuis, sa population ne cesse de progresser.

Parmi les Amanlissiens influents, citons Jacques de Corbière (1766 – 1853). L’homme a été successivement juge de police, membre puis président du conseil général, député, doyen de la faculté de droit de Rennes, ministre d’État de l’instruction publique et enfin ministre de l’intérieur. Jacques de Corbière a donné son nom à la rue qui a, par le passé, structuré la vie économique de la commune. Jusqu’en 1960, on comptait 13 commerces entre le bas du bourg et l’actuelle mairie qui était autrefois le presbytère. À partir de 1970 et la fin de l’exode rural, l’activité commerciale s’est peu à peu réorganisée rue du Bois Teilleul. L’espace public de la rue Jacques de Corbière est aujourd’hui un lieu de passage.

* Extrait de Amanlis, histoire d’une paroisse rurale ; Raymond Chabirand, 1968 – 250 pages (disponible à la médiathèque)

Amanlis compte 1 726 habitants en 2018, soit 68 habitants par km². Cette population a décliné de 1836 (2 854 habitants à cette époque) jusqu’aux années 1990.

 

Patrimoine

L’église Saint-Martin-de-Tours
Construite près de la Seiche sur une motte rocheuse qui fut probablement l’assise d’un ancien château, cette église romane de plan en croix latine est inscrite aux monuments historiques. Elle fut donnée au XIe siècle par Riwallon le Normand à l’Abbaye de Marmoutiers, en Touraine, qui la rattacha à son prieuré de la Trinité de Fougères. Exemple typique des églises rurales de la région, cet édifice en grès doré de Vitré est marqué par différentes étapes de construction. Des XIe et XIIe siècles subsistent les fondations et un petit caveau sous l’autel. Le côté nord date du XIVe siècle, ainsi qu’une litre entourant l’église à l’extérieur. De cette époque date également la restauration du porche occidental et du clocher.
Le chevet a été construit en 1625, date figurant sur une arcade de la chapelle sud. Le retable lavallois du maître hôtel en marbre et en bois date de la fin du XVIIIe siècle. La chaire en bois sculpté date de 1708 et représente les quatre évangélistes. L’église possède également une statue de Sainte-Apolline que l’on invoque contre les maux de dents.

 

 

 

Le presbytère
Aujourd’hui reconverti en hôtel de mairie, l’ancien presbytère d’Amanlis a été édifié à la demande du recteur Laurent Geffray en 1779. Son architecture est typique du XVIIIe siècle. Elle comporte un étage et une couverture à 4 pans percés par 3 lucarnes. La façade arrière est ouverte sur un jardin.

 

 

 

Le lavoir
En 1949, la municipalité construit un lavoir flottant sur les bords de la Seiche pour répondre aux attentes des lavandières qui lavaient alors leur linge sur de simples pierres. Mis à sec en 1990, ce lavoir, témoin d’une époque, demeure en parfait état.

 

Le château du bourg
Située au 4 rue des Dames, la maison bourgeoise dite le Château du bourg fut édifiée vers 1680 par la famille Courvoux. Sa configuration actuelle est le fruit d’agrandissements réalisés par le Comte de Corbière et les familles Level et de Talhouët.

 

Le Château du Bois-Teilleul
Avec ses grandes ouvertures régulièrement disposées et sa symétrie classique, cette demeure du XVIIIe siècle remplace un vieux manoir démoli en 1730, le Boisfaroge. Son architecture est un manifeste de la mode à cette période : clarté, simplicité et fonctionnalité. Construit par la famille Ravenel, établie depuis le XVIe siècle à Vitré, ce château servait de lieu de villégiature à une élite financière et parlementaire ; les champs et les fermes rattachées au domaine assurant un revenu agricole. Ses murs ont notamment accueilli un personnage célèbre : Louis-René de Châteaubriant.

 

La chapelle Sainte-Anne
Située à la frontière de 3 communes, cette chapelle a été inaugurée le 26 juillet 1877, jour de la Sainte Anne. Elle fait chaque année l’objet d’un pèlerinage, le dimanche le plus rapproché de cette fête. L’édifice culmine à 90 mètres dans un paysage composé de champs, de prairies, de vergers, de bois, de landes…

 

+ d’infos ?

Les marchands de toiles d’Amanlis, mémoire de thèse de Thomas Perrono ; Université Rennes 2 (télécharger le pdf)
Etymologie et histoire d’Amanlis sur Infobretagne.com

 

Ressources utiles

Télécharger le plan détaillé d’Amanlis (JPG – 1,9 Mo)